Les thèmes
- la maison hantée
- l’intervention du diable
- l’être invisible et malfaisant
- le vampire
- le monstre
- la statue qui s’anime
- l’objet qui se déplace
- la femme revenue de l’au-delà
- la rue, la maison, ou la chambre qui n’existe plus
- l’arrêt ou la répétition du temps
- les parties séparées du corps humain
- la vision du double
- l’intervention du rêve et de la réalité
- la mort personnifiée
- …
Le pacte de vérité
Identifier le statut du narrateur, c’est identifier qui raconte l’histoire et c’est dire s’il est ou non personnage de l’histoire qu’il raconte. Le récit peut être mené à la première ou à la troisième personne.
Le point de vue interne est lié au récit à la première personne : il permet au lecteur de voir, entendre, comprendre ce que le personnage voit, entend ou comprend. Il facilite l’identification du lecteur qui peut partager les angoisses et les interrogations du narrateur-personnage.
Dans le récit fantastique, la première personne est un moyen efficace pour gagner l’adhésion du lecteur et déjouer sa méfiance dans la mesure où le narrateur-personnage se porte garant des faits qu’il rapporte.
Les personnages sont souvent en proie à des états seconds (ivresse, endormissement) ou bien se trouvent dans l’obscurité, autant d’éléments susceptibles de modifier leurs perceptions et de favoriser l’ambiguïté.
L’ordre et le rythme du récit
Dans un récit fantastique, la narration peut suivre l’ordre chronologique mais cet ordre peut être bouleversé: le narrateur peut procéder alors à des retours en arrière (analepses -> temps verbal : PQP) en relatant après coup des événements antérieurs pour mieux en faire comprendre l’enchaînement implacable.
Les manifestations du surnaturel
Le récit obéit généralement à un schéma spécifique: le personnage-héros, poussé par l’ambition ou simplement le désir, commet un acte interdit, ou transgresse (outrepasse) les limites imposées à la nature humaine. Un signe, d’ordinaire, l’avertit du danger. La fin du récit fantastique correspond à la condamnation ou même parfois à la malédiction du personnage qui n’a pas pris en compte ces signes d’avertissement.
Les réaction du narrateur
Dans un récit fantastique, le personnage doute de la réalité des phénomènes qu’il perçoit: il cherche néanmoins à les décrire.
Les éléments qui indiquent le degré de certitude du narrateur par rapport à son énoncé
s’appellent » des modalisateurs « . Ces modalisateurs concernent des verbes comme sembler, paraître, apparaître, des adverbes de doute (probablement, sans soute) et l’emploi du conditionnel ainsi que du subjonctif (on eût dit subjonctif PQP = conditionnel passé) qui invitent à penser que ce qui est vu est incertain. Son incertitude se traduit aussi par les phrases interrogatives et les subordonnées interrogatives (se demander si…).
Le narrateur exprime aussi son trouble : les phrases de types exclamatif ou interrogatif, de forme non verbale, une ponctuation expressive (points de suspension, tirets, points d’exclamation) sont utilisées.
Décrire le phénomène fantastique
Le narrateur du récit fantastique évoque le phénomène fantastique sans pouvoir vraiment le nommer. Il fait usage du pronom indéfini (quelque chose, on…) ou de désignations qui renvoient à une réalité imprécise (une tache, une créature, une ombre, une silhouette…). Il recourt également à des analogies diverses : la comparaison ou la métaphore par exemple.
L’emploi de la forme passive permet d’effacer l’agent ; la forme pronominale présente le fantastique en action (objets qui s’animent).
La chute
La chute correspond à la fin d’une nouvelle ou d’un récit. Dans la situation finale, le narrateur cherche souvent à créer un effet intense ou dramatique. Il peut aussi surprendre le lecteur en introduisant un événement inattendu.
La visée à double intervention
A la fin d’un récit fantastique, le lecteur comme le personnage sont dans l’incapacité de choisir entre une explication surnaturelle et une explication rationnelle des faits, d’autant que le surnaturel laisse parfois des traces visibles de son passage. Ce principe d’hésitation crée un espace de doute et d’interrogation et permet à l’homme de réfléchir sur lui-même et sur son rapport au monde.